Au cours de ces trois dernières années, les évènements majeurs et leurs conséquences survenus à Madagascar tels marqués par la crise du COVID-19 (récession économique), les impacts négatifs de la guerre en Ukraine (augmentation des prix du carburant et des produits d’importation), les séquelles des évènements météorologiques extrêmes (baisse de la production agricole, dégradation des infrastructures productives et sociales, etc.) ont anéanti les gains économiques de croissance économique obtenus antérieurement en général et ont amené la population du pays à une situation de pauvreté chronique en particulier.
Pour stimuler et soutenir la croissance économique et réduire la pauvreté, Madagascar doit s’engager dans des réformes structurelles profondes basées sur des investissements dans le capital humain et physique, le recours à la transformation structurelle, le développement d’un secteur productif résilient au changement climatique. La stimulation, voire le développement du secteur des nouvelles technologies et du numérique d’une part, un meilleur accès aux infrastructures, notamment à l’énergie pour les communautés dans les zones mal desservies, plus particulièrement dans les zones rurales, d’autre part constitue des vecteurs de développement et d’accélération de la transformation structurelle. Cela se traduit par l’amélioration de la prestation et l’accès aux services de base (éducation, santé), l’extension de la connectivité, la création de nouveaux emplois et la promotion de l’utilisation des énergies vertes. En effet, l’exploitation combinée de ces deux secteurs permet d’obtenir des résultats de développement plus probants.
Le Projet de connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar ou Digital and Energy Connectivity for inclusion in Madagascar (DECIM) est un projet du Gouvernement Malagasy (GoM) contribuant à l’accroissement de l’accès à des infrastructures énergétiques et numériques fiables et abordables, en mettant l’accent sur l’inclusion des communautés mal desservies.
De par sa nature et son domaine d’intervention, le Projet est placé conjointement sous tutelle du Ministère en charge de l’Energie et des Hydrocarbures et du Ministère en charge du Développement Numérique, de la Transformation Digitale, des Postes et Télécommunications.