Le Projet DECIM intervient sur plusieurs aspects (soft et hard) pour accroître l’accès aux services énergétiques et numériques fiables et abordables en mettant l’accent sur l’inclusion des communautés mal desservies.
Le Projet comporte quatre composantes interdépendantes et une composante de réponse d’urgence contingente.
L'objectif de cette composante est d’améliorer l’accès à l’énergie et aux TIC dans les zones mal desservies, notamment dans les zones rurales. Les activités générées par cette composante incitent à une mobilisation d’investissements importants de la part du secteur privé dans les infrastructures au niveau des deux secteurs (énergie, numérique). La composante 1 s’articule autour de 3 sous-composantes :
Le projet financera l’hybridation d’un bon nombre de réseaux isolés existants afin (i) d’améliorer la fourniture d’électricité par hybridation photovoltaïque des centrales thermiques existants avec l’ajout de batteries de stockage ; ii) d’augmenter la densification et l’extension des réseaux aux ménages environnants.
Le projet soutiendra également la modernisation du réseau par le déploiement de technologie de réseau intelligent (compteurs prépayés, éclairage public intelligent, automatisation de la distribution, etc.) en vue d’une gestion plus efficace et plus écologique. La fourniture d’une assistance technique pour un appui dans l’analyse des données dans le cadre de la mise en place de ce réseau intelligent sera apportée par le projet.
Le projet financera (i) des études de cartographie et de faisabilité pour l’identification et la priorisation des zones de couverture ; ii) des mécanismes de financement pour encourager les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs de services d’infrastructure à étendre la couverture de réseaux de données (4G ou plus) aux zones non desservies par aucun signal cellulaire mobile (site « greenfield ») et à mettre à niveau les sites cellulaires 2G en 4G+ (site brownfield) ; iii) le recrutement d’un organisme de contrôle indépendant pour garantir le respect des exigences techniques, environnementales et sociales et des niveaux de service pendant les phases de construction et d’exploitation.
Il est spécifié que l’infrastructure numérique à laquelle le projet intervient est constitué par des tours cellulaires munies de stations de base à large bande avec un réseau 4G (ou plus) pouvant couvrir une localité ou plusieurs localités dispersées. Le projet veillera à ce que les infrastructures installées sont économes en énergie et résilientes au changement climatique.
Le projet financera le déploiement de mini-réseaux avec des réseaux BT locaux alimentés par des sources d’énergie renouvelable améliorées (système solaire photovoltaïque avec des batteries ou des barrages hydroélectriques) mis en œuvre par des approches dirigées par le secteur privé.
Le projet assurera des subventions de financement de la viabilité (couverture de l’écart entre les coûts d’installation, d’exploitation et de maintenance (O&M) du système et les tarifs basés sur l’accessibilité financière des utilisateurs, à disposition des auto-producteurs d’énergie pour l’électrification des ménages environnants à partir des excédents d’énergie obtenus).
Au niveau de cette sous-composante, le projet mènera des programmes d’utilisation productive de l’énergie pour la stimulation de la croissance économique locale en se basant sur l’égalité des sexes.
L’objectif de cette composante vise à créer un marché de consommation pour les services énergétiques et numériques en veillant à une plus grande inclusion de bénéficiaires au niveau des zones cibles définies dans la composante 1. Plus spécifiquement, les activités générées par la composante visent à une plus grande adoption d’utilisation en traitant les problèmes d’accès au numérique et à l’énergie autres que l’aspect défaillance/absence d’infrastructures. Cette composante 2 s’articulera sur 3 sous-composantes :
Cette sous-composante facilitera l’accès à une plus grande appropriation des produits TSHR (exemples : lampe solaire, chargeur solaire, …) et des appareils numériques abordables (exemples : téléphones de fonction, smartphone de base, etc.) via des solutions de financement appropriées (subventions, crédits pour fonds de roulement, FAR, etc.). Dans cette optique, le projet appuiera le FDMHR pour étendre leurs zones d’intervention et procédera à revoir son fonctionnement pour inclure des entreprises non TSHR.
Le projet soutiendra des subventions axées sur les résultats pour l’adoption (i) d’équipements d’utilisation productive et d’appareils TIC (ordinateurs portables, tablettes) avec une attention spécifique pour les groupes de femmes ayant une intention de créer une entreprise, (ii) d’équipements de production hors réseau fonctionnant à l’énergie solaire (irrigation et pompage solaire, chambre froide, meunerie, etc.).
Pour acquérir et améliorer les compétences numériques, les activités de cette sous-composante sont axées sur (i) la mise en œuvre de programme d’alphabétisation numérique et de formation aux services numériques pour l’ensemble de la population et plus particulièrement pour les jeunes et les groupes vulnérables (jeunes filles et les femmes, les personnes âgées, les personnes handicapées, etc.), (ii) le déploiement de campagne nationale de sensibilisation pour une plus grande connaissance des services numériques et des opportunités qu’ils offrent sur le développement économique et social.
Pour le secteur énergie, la sous-composante financera des campagnes ciblées d’éducation de la population pour les informer et les former sur les énergies renouvelables et les possibilités offertes par l’éclairage moderne hors réseau.
Le projet mettra en œuvre des programmes et des approches pour l’éducation, la formation et la sensibilisation adaptés aux différents groupes d’utilisateurs, en tenant compte des spécificités régionales et initiés dans les langues locales. Des dispositions spécifiques seront prises à l’endroit des femmes et des jeunes filles pour combler la différence de capacité de compétence entre les hommes et les femmes et pour qu’elles se sentent en sécurité. Les dispositions concernent le choix des lieux, l’intégration de formatrices et d’animatrices, l’adaptation des contenus/programmes aux besoins des femmes.
Au niveau de cette sous-composante, le projet financera l’installation de la connectivité énergétique et numérique aux infrastructures publiques non connectées ou mal desservies telles que les établissements scolaires et les centres de santé de base. Les activités du projet soutiendront la fourniture de services TSHR et de connectivité à large bande, la formation de personnels techniques des institutions connectées dans la gestion et la maintenance des réseaux.
Le projet appuiera l’expansion de la connectivité du dernier kilomètre pour les points d’accès Wi-Fi publics gratuits (écoles, bureau de poste, gares routières et autres installations communautaires). Il interviendra également dans l’élargissement du projet Hotspot existant du MNPDT.
Cette composante vise à renforcer l’environnement politique, juridique et règlementaire dans les secteurs du numérique et de l’énergie afin de maximiser le succès, l’efficacité et la durabilité des activités générées par les composantes 1 et 2. Spécifiquement, des séries de réformes prioritaires ainsi que le soutien à l’atténuation au changement climatique et à la capacité d’adaptation seront mises en évidence. La composante 3 comportera trois sous-composantes :
Cette sous-composante soutiendra l’adoption et la mise en œuvre de réformes dans le secteur numérique en partant du principe de la libéralisation de l’infrastructure numérique combinée à une règlementation indépendante et efficace du secteur.
Les interventions du projet se traduisent par :
Cette sous-composante appuiera la mise en œuvre des reformes sur le secteur énergie portant sur la révision des textes, l’amélioration des performances financières et opérationnelles de la JIRAMA et le renforcement des autres institutions sectorielles.
Les actions du projet fournissent de l’assistance technique au niveau de chaque institution telle que :
Cette sous-composante appuiera la transition vers des investissements dans des infrastructures intelligentes de point de vue climatique et le renforcement de capacités pour une augmentation de la capacité de réponse au changement climatique. Les interventions du projet comportent de l’assistance technique telle que :
Cette sous-composante soutiendra tous les aspects de la gestion, de la mise en œuvre et du suivi et de l'évaluation du projet. Elle financera les activités de coordination interministérielle et des parties prenantes effectuées par le Comité de Pilotage, d’engagement des citoyens et de communications.
Au niveau de cette sous-composante, le projet financera également des formations et assistances techniques pour soutenir la mise en œuvre des composantes d’investissement via des enquêtes, études de marché, évaluation d’impacts et analyses d’options.
Cette composante permettra une réaffectation rapide des fonds non engagés du crédit en cas d’urgence éligible en réponse à des demandes du Gouvernement (GoM).